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Ancrage 2026 : les choses ne se sont pas passées comme prévu

7 oct.
4 min de lecture

Une retraite imaginée pour 20 personnes, un été qui a changé bien des plans et une décision qui m’a permis de vivre cette expérience autrement.

Ancrage 2026 : cette année, j'ai aussi dû apprendre à ralentir.


Quand on a lancé les inscriptions pour Ancrage 2026, on avait prévu accueillir 20 participants.

On avait de grandes idées, une belle programmation, une équipe de professionnels que j'adore et l'envie de faire vivre une expérience encore plus complète.

Tout était en marche.

Et puis, la vie a décidé de compliquer un peu les choses.

À quelques semaines de la retraite, on était en plein dans les rénovations et le déménagement de Journey. Un projet immense, qui demandait énormément de temps, d'énergie et de décisions au quotidien.

Et au milieu de tout ça, j'ai reçu un diagnostic de cancer auquel je ne m'attendais pas.

Je ne m'étendrai pas sur les détails médicaux ici. Ce n'est pas le sujet de cet article.

Mais disons que ça m'a amenée à revoir certaines choses.


Prendre une décision que je n'aurais probablement pas prise avant


Je suis quelqu'un qui aime créer, organiser, entreprendre. J'ai toujours mille idées en tête et, quand je commence quelque chose, j'ai tendance à vouloir aller jusqu'au bout.

Mais cette fois, j'ai dû me poser une vraie question.

Est-ce que je pouvais raisonnablement mener de front un déménagement commercial, des rénovations majeures, la gestion quotidienne de mon entreprise, ma vie de famille, ma santé et une retraite de 20 personnes?

Probablement.

Mais à quel prix?

Et surtout, pourquoi est-ce que je m'imposerais ça?

J'ai donc pris la décision de revoir le format d'Ancrage.

Plutôt que d'accueillir les 20 participants initialement prévus, on allait vivre cette édition en tout petit groupe, avec seulement 7 à 8 personnes.

Pas parce que je ne croyais plus au projet.

Au contraire.

Je voulais pouvoir être présente, profiter de l'expérience et offrir quelque chose de beau sans m'épuiser à essayer d'en faire toujours plus.

C'est drôle quand même.

J'organise une retraite qui invite les gens à ralentir, à prendre soin d'eux et à s'accorder de l'espace.

Et me voilà à devoir appliquer exactement ces principes à ma propre vie.


Revoir le format, sans perdre l'essentiel


Évidemment, changer le nombre de participants change aussi beaucoup de choses dans l'organisation.

Une retraite, ça implique un lieu, des professionnels, des repas, du matériel, un horaire, des coûts et énormément de coordination.

Mais une fois la décision prise, j'ai commencé à voir les possibilités autrement.

On allait pouvoir prendre davantage notre temps.

Avoir de vraies discussions autour de la table.

Créer une proximité différente entre les participants et les professionnels.

Et surtout, laisser un peu plus de place à ce qui ne se planifie pas.

Parce qu'on peut préparer le plus bel horaire du monde, les moments qui restent gravés ne sont pas nécessairement ceux qu'on avait prévus.


Quatre jours au lac Simon


Le 17 septembre, on s'est finalement retrouvés au lac Simon pour quatre jours.

Du yoga, des entraînements, du breathwork, de la massothérapie, des échanges autour de la nutrition, de bons repas et du temps pour simplement profiter de l'endroit.

Notre équipe était là, chacun avec son expertise et sa façon d'accompagner les gens.

Et ce que j'ai particulièrement aimé de cette édition, c'est la dynamique qui s'est installée dans le groupe.


Avec aussi peu de personnes, tout le monde avait naturellement sa place.

On pouvait prendre le temps de discuter, de se connaître autrement et de partager des moments qui n'avaient rien à voir avec nos occupations habituelles.

Il y avait quelque chose de vraiment agréable dans cette simplicité.


Les moments que je retiens


Parmi les moments qui m'ont le plus marquée, il y a certainement les séances de respiration.

Particulièrement les moments vécus face à face.

Je trouve difficile de décrire ce qui se passe dans ces expériences sans que les mots paraissent exagérés.

Mais il y avait une présence, une ouverture et une connexion entre les gens qui m'ont profondément touchée.


On a aussi pris un moment pour réfléchir ensemble à deux questions :

Qu'est-ce qu'on aimerait laisser derrière nous?

Et avec quoi aimerait-on repartir?


Des questions qui peuvent sembler simples, mais qui prennent un tout autre sens quand on s'accorde réellement le temps d'y réfléchir.

J'ai toujours aimé les conversations qui vont un peu plus loin que le quotidien.

Celles où les gens se permettent d'être eux-mêmes, sans avoir à jouer un rôle.

Et je trouve ça beau de voir à quelle vitesse des personnes qui se connaissent à peine peuvent créer des liens sincères.

Ça me rappelle quelque chose auquel je crois beaucoup: il y a énormément de bonté chez les gens.

On ne prend simplement pas toujours le temps de la découvrir.


Ce que cette édition m'a appris


Je pourrais vous dire que j'ai appris à ralentir.

Mais ce ne serait pas tout à fait vrai.

Je pense que je savais déjà depuis longtemps que c'était important.

La différence, cette année, c'est que j'ai réellement pris une décision alignée.

J'aurais pu maintenir le format initial, me convaincre que j'étais capable de tout gérer et continuer comme je l'ai souvent fait.

Mais j'ai choisi autrement. Et je suis contente de l'avoir fait.

Pas parce que cette version d'Ancrage était meilleure qu'une retraite de 20 personnes aurait pu l'être. Simplement parce que c'était la bonne formule pour cette année, dans les circonstances.

Je n'ai pas eu besoin d'attendre d'être complètement dépassée pour m'autoriser à modifier mes plans.

Et je pense que c'est quelque chose que j'ai envie de garder avec moi.


Et maintenant?


Ancrage reviendra.

Mais pas en 2027.

Avec notre nouveau gym qui vient tout juste d'ouvrir à Blainville, j'ai envie qu'on prenne le temps de vivre ce qu'on vient de construire.

De profiter de notre nouvel espace, de notre équipe, de notre communauté et de toutes les possibilités qui s'offrent maintenant à nous.

Pour une fois, je n'ai pas envie de terminer un gros projet en planifiant immédiatement le prochain.


Ancrage aura toujours une place particulière dans l'histoire de Journey.

Et cette édition restera certainement spéciale pour moi.


Merci aux participants de nous avoir fait confiance, et à toute notre équipe d'avoir contribué à créer ces quatre journées.

Je repars de cette expérience avec de très beaux souvenirs, mais aussi avec une idée que j'ai envie de continuer à appliquer dans ma vie :

On peut avoir de grandes ambitions sans être obligés de tout faire en même temps.




Marie-Pier Fondatrice, Entraînement Journey






 
 
 

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